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L’ALMANACH PERPÉTUEL DU CHAT

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 chaque jour de l’année, correspond un chat habillé et mis en scène.  « Vêtu d’une mini -jupette, d’un bustier de star ou d’un joli chapeau, chacun exerce son petit métier : il y en a qui font sauter les crêpes et d’autres qui se prennent pour Louis XVI », indique Emilie Bulard-Cordeau, auteur et illustratrice de cet ouvrage épatant !

Conception, écriture, dessin, mise en page, elle a mis sa griffe dans chaque feuille de cet Almanach perpétuel du Chat édité au Chêne. Épais, dans un papier ancien, d’une odeur exaltante, le charme est au complet. Pour ceux qui s’imagineraient que le chat n’est bon qu’à dormir, chasser la souris, manger et prendre la poudre d’escampette, ce sera la stupéfaction ! C’est que le chat, vif comme l’éclair, a plus d’une idée derrière la tête, surtout s’il est aimé et a le privilège de vivre parmi les artistes ou gens de plume. Alors il s’active, passe l’aspirateur ou la serpillière, conduit le tracteur, fait du judo, vend du poisson, des journaux, du muguet, fait les vide-grenier… Des scènes aussi drôles qu’inattendues !

Absolument félin

 Et pourtant tout semble vrai, absolument félin. Il faut dire que les chats ont la frimousse de l’emploi et l’attitude adéquate. On ne se lasse pas de voir le chat habillé : écharpes, petits nœuds, jupettes à volants lui vont comme un gant. Soulignons que l’auteur est également styliste et (sur le papier seulement) a utilisé les chats comme top models. Ces scènes insolites et pittoresques sont accompagnées de textes charmants, poèmes de l’auteur, histoires vraies –ne ratez pas le passage de Titou qui fait le gynécologue lorsque Blanche et Neige mettent bas-, textes littéraires, portraits de chats de race, conseils.

Je croyais être rare à penser que le chat avait de l’humour, je découvre que d’autres que moi en ont relevé les traits. On ne saurait faire plus bel hommage au chat qu’à travers cet Almanach perpétuel du Chat !

BBC

 

Extrait :

21 novembre, Magazine chatte

« Ce mois-ci dans votre magazine chatte :

Comment être à la mode ?

Les bracelets aux pattes ?

Page cinq, la méthode.

Quel dîner pour votre matou ?

Une potée de hibou au chou,

Pour plein de bisous.

Santé : ne pas oublier

De vous vermifuger.

Test : quel est le père de vos petits ?

Le noir d’en face ou le vagabond tout gris ?

Toutes vos réponses dans ce numéro

Le magazine à ne pas oublier dans son bureau. »

 

Le meilleur pour la faim

Belle phrase

« Ah ! les coquins, ils étaient allés dans mon atelier. Ils avaient piqué tout ce qu’ils pouvaient comme pelotes de laine et les avaient déroulées dans chaque pièce de la maison sans oublier les escaliers. Leur décoration de Noël était plutôt originale. La laine remplaçait les guirlandes avec des couleurs plus acidulées. L’idée me plut … ».

 

Un bon mot pour briller dans un dîner :

« Chatte cuisinière/ Un peu sorcière/ Préparait le repas /Une soupe de rats/ Et abracadabra »

 

Almanach perpétuel du chat, Emilie Bulard-Cordeau, Chêne, 14,90 euros.

LÉGUMES OUBLIÉS

C’est injuste que l’on ait délaissé ces délicieux légumes « de pauvre » ou « de guerre », rutabaga, topinambour, panais, radis noir, scorsonère... Elisabeth Scotto nous les remet en mémoire. Mieux encore, elle nous propose des recettes pour les accommoder au goût du jour.

On peut donner des noms… Pour qui n’a jamais vu la tête des cornes de taureau, cela n’évoque pas grand chose ! D’où les photographies de Christine Fleurent qui donnent très envie de savourer des bettes ou du chou chinois, des endives rouges ou des navets jaunes. Connaissez-vous le daïkon, ce radis blanc qui pousse en Asie ? Elisabeth Scotto le cuisine avec du saumon cru, accompagné de sauce de soja, quelques pincées de wasabi en poudre -une variété de raifort, de couleur verte, qu’il faut doser avec parcimonie. Les légumes d’antan, d’ici ou d’ailleurs sont dans l’air.

Les saveurs d’antan

Ils sont présents sur les étals des marchés, et ont de plus en plus leur place dans les supermarchés. On les découvre comme s’ils étaient cultivés sur une autre planète. Ils font partie du patrimoine  naturel. Grâce à cet ouvrage qui nous tente avec son oxalis en gratin, son gâteau moelleux de patates douces, les légumes oubliés vont nous ramener aux vraies saveurs, aux formes qui ont traversé des siècles, que d’autres ont su apprécier avant nous. Sans doute avait-on du goût. Bref, cet ouvrage deviendra inoubliable :  ce formidable tour des légumes oubliés en 80 recettes, remet les pendules à l’heure.

 

Extraits

Pomme de terre noire

« Truffe noire », « négresse », vitelotte négresse », « vitelotte noire », « coloniale »… Cette pomme de terre  à la chair et à la peau noir-violacé est sans doute née au Pérou. Comme sa cousine la pomme de terre, elle s’est très bien adaptée chez nous, jusqu’à devenir la « truffe du Périgord », où on la cultive. De forme cylindrique, pouvant atteindre jusqu’à dix centimètres de long, elle se cuisine comme une pomme de terre, mais sa chair est plus sucrée et a un léger goût de noisette ou de marron ».

 

Le meilleur pour la faim

Belle phrase

« Si les marchés offrent toujours les mêmes salades, les agriculteurs font pousser bien d’autres espèces : de la ficoïde glaciale au goût marin, de la catalogne ferme et charnue, de la corne de cerf doucement épicée, de la pain de sucre craquante et acide… »

Un bon mot pour briller dans un dîner :

« Le piment oiseau, frais, sec ou en poudre, est l’un des plus consommés en France, avec le piment de Cayenne et le piment antillais ».

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Légumes oubliés, Élisabeth Scotto, Chêne, 19,90 euros

 

 

UNE IDÉE POUR SOURIRE PAR JOUR :

Vous l’avez compris, ce livre n’est pas pour les bonnets de nuit, bien que l’auteur ait le pouvoir de dérider les gens aimables comme une porte de prison. Jean Veidly nous propose « Une idée pour sourire par jour », après avoir écrit « Une idée pour rire par jour », mais de l’un à l’autre, où est la nuance ? Pour moi, c’est mdr.*

« On ne peut pas être et avoir été… moi j’ai connu des cons qui le sont toujours », nous dit Jean Veidly. 365 blagues qui nous rendent de bonne humeur et nous incitent à nous lever du pied droit chaque matin. De toute façon, l’auteur n’a aucun mérite : «  Aujourd’hui ce n’est pas difficile d’être humoriste, toute la classe politique  travaille pour nous ». Mais ne nous y trompons pas, c’est bel et bien une question de culture :  « L ’humour, c’est un devoir civique et social : on devrait l’apprendre à l’école à partir du CM2».

Un sacré pirate !

  C’est donc un parti pris pour Jean Veidly,  humoriste « intermittent », l’ex-bassiste  du célèbre groupe de rock « Les Pirates » dans les années 60. Les Parisiennes aiment assister à ses concerts au P’tit Journal, à Montparnasse, tant il a la pêche, mais revenons à nos jeux de mots. Tous les thèmes sont traités : le travail (et la paresse), l’amour, le mariage et le célibat, les hommes, les femmes, l’âge (voir nos extraits choisis en rapport avec notre édito), les cons (Jean aurait-il une dent contre eux ?), les métiers.

Savez-vous par exemple : « Quelle est l’expression préférée des dentistes ? « Que Dieu vous prothèse ! ». Et celle-là, vous la connaissez ? « Comme le dirait un pédicure : un œil- de- perdrix… dix de retrouvés ! »

Un homme courtois

Personnellement, j’ai un faible pour celle-ci : « Chez les chats, l’avenir appartient à celui qui se lèche tôt » ou encore : « Quel est le comble pour un loup ?  C’est de jouer à saute-mouton ». Et aussi pour celle-là : « Un homme courtois, c’est un mari qui tient la porte ouverte pour que sa femme sorte les poubelles ». Bon, on ne va pas se jeter par la fenêtre pour autant ! Mieux vaut en rire.

BBC

*mdr : mort de rire

 

Extraits

« Comme chaque année, j’ai un an de moins que l’année d’après ; je me demande comment ça va finir ».

« Quand on vous dit que vous êtes dans la fleur de l’âge, méfiez-vous. Ca commence à sentir… le chrysanthème. »

 « Vieillir est à la portée de n’importe qui, encore faut-il vivre assez longtemps ».

« L’homme a un an de plus chaque année, alors que la femme, c’est tous les trois ans ».

« Ce qui console d’être sexagénaire, c’est que  dans « sexagénaire », il y a sexe.

 

Le meilleur pour la faim

Belle phrase

« Contrairement à ce que l’on peut penser, le beurre demi-sel ne se trouve pas dans les livres de messe ».

Un bon mot pour briller dans un dîner :

« Tenir un restaurant japonais, cela peut causer bien des sushis. »

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Une idée pour sourire par jour, Jean Veidly, Chêne,  15 €.

 

PARIS SOUS LA PLUIE

Paris in the rain

Chantons sous la pluie, en français ou en anglais… Christophe Jacrot nous invite à voir une autre ville, toute pleine de charme dans ses bavures, éclaboussures, saisies en 90 photos, dans ce livre bilingue. Qui veut « Un pt’it coin de paradis /Contre un coin d’parapluie » ?

C’est Paris comme vous ne l’avez jamais vu. C’est évident : on fuit Paris sous la pluie, on se faufile sous un porche, on se cache sous sa capuche, et si on a un joli parapluie, rouge coquelicot ou fauve tacheté, - ou encore papier journal, mais je l’ai perdu celui-là ! – on a peur qu’il s’envole, les baleines arrachées. Et que voit-on de la belle qui ruisselle, comme une naïade sortie du bain ? Rien, on la boude, on attend qu’elle ait fini son cinéma, pluie battante ou pluie de pipi de chat.

Les gouttes sont des bijoux

Heureusement Christophe Jacrot a l’oeil. Celui d’un peintre qui présente une toile  délavée, où l’eau a laissé une empreinte mystérieuse et trop éphémère. Les gouttes d’eau embellissent le paysage, le parent de bijoux. Dieu que la pluie est jolie dans Paris !

 Le vent s’engouffre dans les habits, les capuchons font chapeau bas. Sera-t-on mieux abrité avec deux parapluies, le rouge et le noir ? «Seules les femmes osent le rouge », écrit l’auteur et c’est une jolie fleur que voilà sous le ciel gris.

Un photographe très fureteur

 Bords de Seine, Pont de Grenelle, Place des Abbesses, Rue de Passy… Il est passé par ici, il repassera par là ! Ce photographe très fureteur ne perd pas une goutte du paysage, assoiffé qu’il est de poésie, d’originalité, débordant d’enthousiasme et… d’amour de Paris, y a pas photo !

 

Extraits

« Paris sous la pluie, c’est aussi un égrènement de silhouettes, noires et multicolores, qui s’inscrivent  dans le paysage, courbées et coiffées de l’indispensable parapluie.

Seule les femmes osent le rouge, comme de rares coquelicots qui défient cette grisaille ».

 

Le meilleur pour la faim

Belle phrase

«  Pour celui qui sait affronter les averses et qui aime regarder autour de lui, Paris révèle toute sa mélancolie, la chaleur de ses pierres et la grâce de ses flaques d’eau… ».

 

Un bon mot pour briller dans un dîner :

« Il veut mieux qu’il pleuve aujourd’hui plutôt qu’un jour où il fait beau ».

Pierre Dac

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Paris sous la pluie, Christophe Jacrot, Chêne, 19,90 euros, en français et en anglais.

 

350 G DE TRUCS ET ASTUCES DE MÉNAGÈRE

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Comment devenir une fée du logis ?

Tenir sa maison, savoir cuisiner, s’occuper du linge, faire le point de chausson ou le point de boutonnière n’est pas obsolète ni relégué aux tâches de grand-mères. Ce livre recèle des trésors.

Certes nous ne disposons pas du temps dont jouissaient nos aïeules, dont le souci majeur était d’être de bonnes maîtresses de maison. Du coup, les recettes de base nous ont échappé. Avant d’être cuisinière, il faut avoir le sens de l’ordre et de la propreté. Puis développer ses connaissances, bien mettre la table, tant pour un dîner prié qu’un repas familial, car il s’agit toujours d’un moment privilégié. Il faut aussi éduquer la fillette, future maîtresse de maison, à mettre le couvert.

Au lieu de considérer certains gestes comme des corvées, ce livre nous plonge dans le charme de l’ancienne sagesse. Aucune femme ne tombera dans le piège de « papa lit et maman coud », mais toutes reconnaîtront l’intérêt de ces informations qui semblent insolites et précieuses.

Vous saurez quelles plantes d’appartement il faut avoir, comment nettoyer les étains, éviter la méthode barbare de battre les tapis – il faut déposer les feuilles de thé infusées pour redonner le ton aux couleurs puis brosser -, cuisiner les viandes etc.

Eau salée (pour nettoyer l’osier), blanc d’Espagne, gomme-gutte, thymol, tripoli, huile siccative… Tout comme le savon noir, que l’on trouve depuis peu dans les magasins ordinaires, ces produits, trucs, astuces pourraient revenir au goût du jour.

 

Extraits

« Braisés -  Braiser, c’est cuire à la braise et, par extension, à feu très doux. Une braisière, ou plus couramment une daubière, est un ustensile généralement en fonte dont on peut garnir le couvercle hermétiquement clos soit de braise, soit d’eau chaude afin de régulariser la cuisson, soit enfin d’eau froide dont le renouvellement fréquent  diminue l’évaporation. »

Le meilleur pour la faim

Belle phrase

« L’importance du couvert - L’appétit  n’est autre chose que l’appel des cellules vers la nourriture dont elles ont besoin. Le système nerveux joue un grand rôle dans la mise en mouvement de l’appareil digestif et les influences extérieures agissent profondément sur le système nerveux. »

Un bon mot pour briller dans un dîner :

« Il ne faut pas rechercher l’économie dans la restriction, mais bien dans la bonne utilisation des denrées ».

 

350 g de trucs & astuces de ménagère, Chêne, 15 €

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Le dicton de la semaine

« L’amour ne sait rien du passé, ni du futur, il est sans cesse nouveau ».

Jiddu Krishnamurti

Philosophe indien -1895-1986.

In Une idée positive par jour, Chêne

 
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